Lectures : Nous qui n’existons pas, de Mélanie Fazi

nous qui n'existons pas - mélanie fazi - mes lectures

 

Nous qui n’existons pas – « non fiction » de Mélanie Fazi

à paraître en septembre 2018 chez Dystopia

En guise de présentation :


L’autrice :

Mélanie Fazi, autrice originaire de Dunkerque et parisienne d’adoption, est d’abord et avant tout (ce qu’elle revendique) nouvelliste.

« Si elle vit de sa plume grâce à ses traductions, précise l’éditeur, ses fictions restent aussi rares que précieuses. En presque vingt ans : deux romans, Arlis des forains et Trois pépins du fruit des morts et trois recueils, Serpentine, Notre-Dame-aux-Écailles, Le Jardin des silences auxquels s’ajoutent des nouvelles éparpillées au sein d’anthologies ou de revues (…)  »

Mélanie anime aussi la série de podcasts Procrastination avec les excellents Laurent Genefort et Lionel Davoust, et fait partie du groupe musical The Deep Ones.

 

mélanie fazi - lecture - trois renards - avec les deep ones
Mélanie Fazi lisant sa nouvelle « Trois Renards » lors d’un concert avec les Deep Ones

 

Le livre :

Le 26 juin 2017, une porte, dans la vie de Mélanie, s’est ouverte, par le biais d’un partage sur son blog : un billet où elle se met à nu et se livre :

Il est communément admis, a-t-elle écrit, qu’il existe chez l’être humain une pulsion qui le pousse à chercher un(e) partenaire, à se mettre en couple, à fonder une famille ou à vivre des aventures, en tout cas à chercher « l’âme sœur » qu’on nous vante depuis les contes de fée de l’enfance. C’est la chose la plus banale et la plus partagée au monde. Cette pulsion-là, je ne l’ai pas en moi.

Cela peut sembler anecdotique (après tout, est-on obligé.e de vivre en couple, que ce soit pour quinze jours ou la vie entière ? est-ce si exceptionnel de ne pas souscrire à cette norme ? non : plus de 7 % des femmes et presque 12 % des hommes de 35 à 44 ans se définissent, en France, comme des « célibataires endurcis » – (*) ) mais pour Mélanie, ce fut la source d’une souffrance profonde.

J’essaie d’en parler ici avec détachement ; en réalité, c’est une douleur constante, une douleur sourde qui ne se laisse jamais oublier.

Cette douleur, comme les monstres des contes, a mis longtemps a montrer son visage. Elle a commencé par laisser une empreinte puis, le temps passant, à sortir ses griffes. Recul et maturité furent le bouclier nécessaire pour, enfin, la regarder en face : être hors-norme n’est jamais facile… l’être de façon isolée (lorsque, dans le silence, on le ressent ainsi) est peut-être plus difficile encore.

Vient un temps où le héros des livres aspire au repos de l’oasis – et, dans le cas de Mélanie, à celui de l’étiquette. Pouvoir, même si ce n’est qu’une étape, se définir, se cerner, être reconnu.e, dire : « je suis ça ». Vous aimerez ou non, mais c’est ce que je suis.

Le livre – le livre tout entier (discrètement et intelligemment postfacé par Léo Henry) – parle de cette quête.

(*) Je sais, pour en avoir parlé avec elle, que Mélanie ne se retrouve pas dans la définition de « célibataire endurci.e », mais le chiffre est l’un des rares que j’ai trouvés concernant le célibat « choisi » en France – et nul doute que nombre de « célibataires par choix » se retrouveront au moins partiellement dans le vécu de Mélanie, et son témoignage.

L’éditeur :

Dystopia est une maison d’édition à taille humaine, encore toute jeune, fondée par Xavier Vernet, libraire heureux, quoique sans Rolex, d’un petit royaume plein de livres, et trois compères – tous fans (entre autres genres) de fantastique, fantasy & SF.

La particularité de cette « petite caverne » : la passion – puisque Dystopia, relevant du régime « asso 1901 », est sans vocation lucrative.

 

 

Le sujet :

« Comment parvenir à se construire lorsqu’on ne se reconnaît pas dans les grands modèles offerts ou imposés par notre société ? Il faut chercher sa voie, la façon de vivre qui convient et, une fois trouvées, s’exprimer, s’affirmer. »

 

Le début :

Est arrivé un jour où la fiction n’a pas suffi. Un jour où les mots trop longtemps contenus ont demandé à sortir nus, sans filtre, sans que je ne déguise ma voix derrière celle d’un narrateur. Un samedi matin, au réveil, quatre pages se sont écrites d’une traite, nourries d’années de réflexion, de tâtonnements, de quête d’identité. Ce jour-là, l’étrangeté autour de laquelle je me suis construite a enfin trouvé des mots simples pour se dire.

 



Conjurer l’ombre



To light a candle is to cast a shadow, a écrit Ursula K. Le Guin

 

Mélanie Fazi a longtemps fait ça – depuis presque vingt ans dans l’écriture –  et, qui sait, peut-être au-delà : allumer une lumière pour jeter l’ombre au sol – et ce faisant, la mettre en lumière.

Souvenez-vous :

Autour d’elle, des bougies. Partout. Dans les moindres recoins de sa chambre. Plusieurs dizaines de flammes. Elle attend.

Elle attend parce que ce qu’elle est, elle ne peut le dire à personne. Sa morsure profonde n’a de sens que pour elle – visible de tous et pourtant secrète, n’offrant aux regards inquisiteurs que l’apparence d’une marque qu’ils reconnaissent, voire qu’ils croient connaître, mais au fond ne comprennent pas.

Cette scène est un souvenir (librement remis en scène) de Rêves de Cendre – une « short story » publiée une petite quinzaine d’années avant Nous qui n’existons pas, dans le premier recueil de Mélanie Fazi, Serpentine (éditions L’Oxymore).

Cette scène – en ombres et lumière – dit beaucoup. Toute l’œuvre de Mélanie – une œuvre rare, comptée, ciselée, comme beaucoup le soulignent – dit beaucoup d’elle, mais comme le public de Matilda Cross, une autre de ses héroïnes (Matilda, dans Douces ou cruelles ? – Le Fleuve Noir, 2001), nous avons détourné les yeux des cicatrices pour écouter le chant de l’autrice, sa musique propre, à la fois prenante et discrète, et ses paroles.

Nous avons regardé les images – des images faussement familières : tous ces lieux, toutes ces scènes, tous ces objets du quotidien –  flamme de briquet, encre de tatouage, rame de métro, asphalte, bonnet, arbre, plat odorant, instrument de musique, maison d’une Nonna, scène de concert – offrant l’apparence d’une normalité, pour mieux y instiller le malaise.

Tout est si bien enchaîné, si bien imbriqué, si bien fait – le style si fluide, les images si fortes, les décors si palpables, à la limite même de l’envoûtement malgré le premier abord ordinaire – que les histoires nous ont pris au piège. Capturés dans leur enchantement – comme les papillons dans un rai de lumière.

Une fois là, on s’est laissés prendre encore plus loin, dans le nœud de psychologies complexes, sans saisir à quel point chacune d’elle n’était que dérobade – aucun personnage ne se laissait toucher.

Ils passent par le feu, par l’écorce, ils se fondent au bitume, au métal, mais se laissent rarement approcher. Même lorsqu’ils nous murmurent leurs secrets à l’oreille, la confidence s’estompe en un tour de passe passe – effacée par l’encre, par la végétation d’une mémoire insaisissable et mouvante ou se fond, transparente, dans la grisaille souterraine d’une ligne métro.

La couverture de « Nous qui n’existons pas »visage dérobé bien qu’en gros plan, lettres effacées, vert d’eau, lacustre, noyé au pastel – réalisée par Stéphane Perger d’après une photo de Vinciane Lebrun, a capté cela à merveille : ce tour de magie consistant à montrer au monde une facette qui permet de mieux dérober l’autre, de dire et de taire, de camoufler ce qui accrocherait l’attention en le jetant au sol, sous la lumière.

 

nous qui n'existons pas - mélanie fazi - couverture

 



Juste une forme noire parmi les ombres



« Juste une forme noire parmi les ombres », dit l’un des personnages de Mélanie, en parlant d’un objet lié à son passé – un simple bonnet, porteur de souvenirs lourds – « j’ai failli ne pas le voir ».

Même les protagonistes semblent faire en sorte de ne pas tout voir d’eux-mêmes – ou d’oublier : les criminels leurs crimes, les victimes leur mort, les rêveurs leurs rêves, les foules leurs monstres, les terrorisés leurs phobies.

Et c’est bien là la sensation – une sensation intériorisée en règle de vie, puis en piège à peine visible, lui aussi tapi dans l’ombre, insidieux  – que Mélanie Fazi dit avoir éprouvée elle-même :

 

Au-delà, ce piège s’est infiltré dans l’écriture – autant qu’il s’est dit à travers elle :

On apprend à devenir prudent avec les mots (…) le paradoxe avec lequel je me suis longtemps débattue : comment écrire sincèrement tout en se cachant ?

La réponse fut à l’origine d’une forme de maîtrise sans pareille – abondamment saluée par la critique (Mélanie a cumulé les prix et les éloges) – et d’un nouveau piège :

… [réussir] à faire illusion

« Apprendre à faire illusion » , n’est-ce pas là le travail d’un auteur ? Ne crée-t-il pas en permanence ce qui, sans sa plume, n’existerait pas : des personnages, des mondes, des angles jamais soupçonnés, des voix, peurs, joies qui ne sont pas siennes – et deviennent celles de tous ?

Au-delà du conseil « parle de ce que tu connais », tous les auteurs (et quelques théoriciens au moins) s’accordent sur le fait d’étendre le « connu » à tout inconnu qui nous touche – de là naissent les terres des dieux, les cités du futur, les planètes mortes, les villes dans lesquelles l’auteur n’a jamais mis les pieds et les expériences qu’il n’a (heureusement, souvent – malheureusement parfois) pas vécues.

Cela étire l’imagination comme un élastique, développe l’intuition – crée un auteur.

Mais quand l’illusion devient une contrainte, quand elle donne l’impression à l’auteur (ou du moins la crainte) de « sonner faux » – quand, surtout, elle empêche de s’exprimer pleinement et librement, alors elle peut mutiler un auteur.

Oui, le mutiler, au sens plein. Comment ici ne pas penser à l’héroïne chanteuse de Mélanie Fazi, Matilda, dont le chant déchirant résonne au-delà de sa cicatrice ?

Comment ne pas se souvenir de ce moment où elle ne peut dire son vécu et se donner pleinement elle-même qu’au prix d’une reprise que son public, surpris, ne reconnaît pas ?

Mélanie a, de façon inconsciente autant que consciente (il faut du temps aux vérités, non seulement pour se révéler, mais pour mûrir), mutilé, longtemps, une part d’elle-même – une part qui n’a pu se dire que par étapes, autant à son entourage qu’à elle-même :

  • d’abord son « orientation » vers les femmes
  • et ensuite ce que, faute d’autres termes, on étiquette aujourd’hui comme « asexualité »

A mon sens, les termes (lesbianisme, asexualité) sont réducteurs : est-on toujours et à jamais telle définition, tel adjectif… et telle vérité d’un moment, même… ou une sinuosité qui, comme la vie elle-même – et l’univers – progresse, avance, se heurte, évolue ?

Cela, Mélanie le suggère : les étiquettes, pour nécessaires qu’elles sont, peuvent n’être, dans un cheminement, que des étapes

Qu’importe : l’ombre, enfin, a surgi de l’ombre – Mélanie a pu parler d’elle-même.

 



Coming Out



Alors c’est ça, « Nous qui n’existons pas » ? Un livre sur la découverte de soi-même ?

Sur l‘homosexualité, l’asexualité, la différence, le malaise qu’elle engendre (ou que sa répression engendre) ?

Sur le coming-out ?

Faire le choix du coming out, c’est dire aux autres : « Je ne serai jamais comme vous. Et désormais, je l’accepte. » Tout notre rapport aux autres, notre rapport au monde en est changé, sans retour possible. (…) [Le dévoilement étant ] la nécessité de parler [malgré la peur des réactions], parce qu’il vient un moment où la question ne se pose plus, parce qu’on en crève de se taire, de se cacher, parce qu’il arrive un jour où sa propre survie pèse plus lourd dans la balance que la peur des réactions.

Oui. Le livre parle de dévoilement – de « coming out ».

Mais les mots vont encore au-delà.

Le livre parle de maturité et de croissance – pas cette forme de croissance que l’on mesure en centimètres, mais cette autre forme de croissance, invisible : celle de l’évolution, de l’apprentissage, de la découverte de soi, quand on trouve le courage de se dire – qu’on met sa peur de l’ombre en lumière :

J’ai eu la sensation, en agissant ainsi, d’avoir grandi à leurs yeux. J’ai pris l’objet de ma plus grande peur, de ma plus grande honte, je l’ai montré au grand jour.

Et du cheminement vers ces « autres » – de leur « reconnaissance » :

Il est là, l’intérêt de l’étiquette. Ce n’est pas s’enfermer dans une boîte, ce n’est pas chercher à tout prix la normalité, ce n’est pas couper inutilement les cheveux en quatre. C’est savoir qu’il y en a d’autres comme nous.

 



L’isolement n’est pas la solitude



Il y a un détail touchant – et qui sonne comme une petite victoire – dans le livre de Mélanie Fazi : le passage, vers la fin, du « je » au « nous ».
  • Le livre s’ouvre avec « Je ». Et ce « je » tourne longtemps, caché, au sein d’un grand mur, qui l’isole.
  • Puis viennent les premiers mots, peu à peu : douloureux, rauques, hésitants, heurtés.
  • Et les premiers écoutants, aussi : maladroits, souvent – mais quelque chose passe, le dialogue s’ouvre.
  • Puis tous ces « elles« , « ils », qui font permettent que tombe le mur et que s’érige un pont, à la place.
  • Et enfin ce « Nous », qui est deviendra, ensuite, celui du titre :

 

Si Mélanie a appris – également via le regard très souvent bienveillant des autres – à se réconcilier, tout haut, devant tous, avec son « anormalité » (Ce n’est pas normal d’être seul. Ce n’est pas normal de vouloir le rester fut longtemps son mur intérieur autant que celui projeté par la société), elle a aussi compris qu’être seul, seule, ne se conjugue pas fatalement avec le fait d’être isolé.e.

Je parlais dans un billet de Vincent, François, Paul et les autres. Et si une lumière intérieure se dégage de la confession de Mélanie Fazi, c’est aussi en écho à une autre, externe : celle d’un entourage bienveillant, et d’une praticienne amicale, et d’un milieu professionnel devenu pour elle une seconde « famille ».

Mélanie aime la solitude – elle le revendique.

L’isolement, c’est tout autre chose.

Et c’est peut-être ce socle d‘écoute attentive et de bienveillance qui a permis à l’autrice, aujourd’hui quarantenaire (âge qu’elle semble apprivoiser avec grâce) de tendre à son tour la main aux autres – aux monstres, aux rejetés (qui parfois ne font que se rejeter eux-mêmes), aux honnis, aux perdus de la route « Normative », aux différents et aux « anormaux » – ses semblables – pour leur dire ce qu’elle-même a compris : qu’ils ont le droit d’être – et de leur faire cette invitation à oser, comme elle l’a fait, parler, se dire (une pensée au passage pour tous ceux qui ne peuvent être libres de cette parole – et qui peuvent potentiellement le payer de leur vie) :

« Nous sommes ceux qui, un jour, ont dû décider de ne plus se taire. »

En cela, le livre, qui aurait pu rester confession, devient manifeste – et cet aspect pluriel l’enrichit.

 



Écriture



Ce que j’ai personnellement aimé dans ce livre ?

C’est aussi le fait de lire une écrivaine, qui parle, de façon originale (sa façon personnelle, unique), d’écriture – et en particulier du genre qui est « son genre », par prédilection : le fantastique – et d’un format particulier, que j’aime également : la nouvelle.

Je crois de plus en plus qu’il y a, dans les genres de l’imaginaire, une possibilité de réinventer le monde qui parle à ceux qui se sentent en dehors (…) Qu’y a-t-il d’étonnant, finalement, si les mauvais genres parlent aux mauvais genres ? écrit Mélanie.

Ce livre, dit « de non fiction », très personnel, c’est aussi le récit (qu’on peut lire à plusieurs niveaux, comme les textes de fiction) du parcours et de l’évolution d’une autrice – et de sa voix.

En refermant le livre, l’image m’est venue de Léonore – l’attachante Léo de Nous reprendre à la route (Serpentine) – sautillant gaiement sur une Gigue de vie pour entraîner tous les rejetés de la « grande route » – l’impitoyable route – à la suivre.

Je me suis dit que Mélanie avait ouvert le pas. S’emparant d’un sujet qui est son propre vécu (un vécu qui fut, des années, celui d’une souffrance), elle invite à en faire un cheminement, dépasser la « petite mort » que représente toute nouvelle naissance, et lui donner un sens, un début.

En attendant, à mon tour, de reprendre la route vers ailleurs, disait Léonore.

Et j’ai idée que, comme Léo, Mélanie Fazi, avec ce livre, passe déjà le relai à d’autres – et j’ai hâte de voir, maintenant, comment l’autrice, à la suite de cette confession, de cette petite mort, de cette nouvelle naissance, évoluera.

L’âge est peut-être, finalement, ce qu’on choisit d’en faire. J’ai atteint celui où beaucoup d’actrices ne trouvent plus de rôles marquants, celui où, paraît-il, une femme commence à ne plus être de première jeunesse. Mais c’est si beau de gagner en âge, c’est si libérateur d’atteindre celui-là.

Oui, au-delà de ce livre, de cette marque, du sceau qu’elle pose sur cette étape cruciale, c’est la suite du parcours de l’autrice, et la façon dont cela influera sur sa plume, ses récits, la psychologie de ses personnages, qui, en tant que lectrice (et qu’autrice, doublement) me captive.

Il m’est idée que Dystopia a accueilli un tournant essentiel dans le cheminement de Mélanie – aussi bien personnel que créatif et professionnel.

Où cela la mènera-t-il ? Quelles nouvelles fictions – ou non-fictions – naîtront ? Quelles routes nouvelles parcourra l’autrice ? Quelles musiques nouvelles accompagneront maintenant ses pas ?

Le suspense final s’ouvre ici…

et mon petit billet se clôt là.

 

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A propos

Autrice publiée par des médias traditionnels, blogueuse, anthologiste, j’ai aussi dirigé, un an durant, le magazine en ligne Etik Mag.

Aujourd’hui j’écris toujours : de la fiction (noire, principalement) et des articles pour des éditeurs, des revues, des journaux, des magazines, d’autres blogs…

Fin 2018, je crée mon propre média en ligne : Incisive.

Ce petit magazine totalement personnel me permet de publier les recherches que je mène en marge de l’écriture de mes livres, et aussi d’exprimer plus librement mes engagements et mes opinions, avec le ton et l’esprit qui sont les miens.

Je m’émancipe 🙂