Confinement Jour 5 – fréquences sonores dans un monde de silence

Côté Blogovirus… voici que se termine le Jour 5.

Et que les mesures se durcissent.

Depuis hier, la ville est devenue un désert. Au point qu’en dépassant les deux rues adjacentes pour un tour pipi (et autres) avec les chiens, et bien que j’aie limité de moi-même le périmètre de nos ballades, je me sentais presque une dissidente passible d’une sanction immédiate.

T’as limite l’impression qu’un drone va plonger du ciel et te hurler à la figure (ou chuchoter, ça peut suffire vu le silence autour) : hé, imprudente que tu es de marcher au-delà de 50 mètres ! Rentre chez toi !

En vérité, je ne sais même pas les distances implicitement ou explicitement autorisées. Ce que je sais, c’est que mon plus jeune chien a besoin de son minimum syndical de liberté, et de se dégourdir un peu les pattes… alors tant que c’est possible, et que je ne reçois pas d’injonctions contraires claires, je lui offre ça.

A propos de clarté, quand on creuse un peu, il y en aurait à dire…

Faut-il rappeler le rapatriement en plusieurs vagues, soi-disant sans risque, de janvier à février 2020, des Français de Wuhan – cœur du foyer viral – par Agnès Buzyn ?

Et l’envoi de masques, gants et thermomètres à la Chine alors que le gouvernement nous a ensuite seriné que non, non, les masques ne servent à rien ?

Et l’incitation d’Emmanuel Macron à sortir, lui qui emmenait son épouse au théâtre « pour l’exemple » (comme si l’on faisait face à une vague terroriste, et non pandémique)… pour passer par la suite aux amendes et peines de prison si l’on était pris à sortir sans papier signé et raisons valables ? Quoi, le virus serait passé de totalement inoffensif à terriblement dangereux en une semaine ? N’était-il pas temps de réagir et d’être plus transparent avant – et de gagner plusieurs précieuses semaines ?

N’est-ce pas son Ministre de l’éducation Nationale qui affirmait, les 11 et 12 mars, que non non, il n’était aucunement question de fermer les écoles ? Et n’est-ce pas ce même 12 mars que notre Président annonçait finalement la fermeture des crèches et des écoles ?

Faut-il rappeler aussi les 3000 supporters italiens accueillis à bras ouverts pour le match OL-Juventus fin février, alors que l’Italie était le pays d’Europe le plus touché par le Covid-19 ?

Faut-il mentionner les camions qui, en pleine pandémie, circulent tranquillou-tranquillou depuis l’Italie jusqu’à la France, les avions chinois qui se posent peinards, la non-fermeture de nos frontières nationales (bon sang de bois, pour une fois qu’un discours frontiste aurait un peu de sens !) ?

Et la jeune dame à qui il ne manque qu’un nez rouge qui nous explique que si elle-même, ministre, ne sait pas enfiler un masque, alors comment les crétins qui composent le gros du peuple français (vous, moi) seraient-ils en mesure de le faire ?

Ou encore les policiers qui, sacrifiés à la gloire de l’image d’une France qui, cocorico, ne panique pas, sont envoyés faire des contrôles sans gants ni masques ?

Et ne parlons pas des élections avec victoire annoncée, dès le premier tour, pour le SARS-COV 2 (le grand gagnant de ce bain de foule en temps de « guerre ») !

Bref. On nage dans l’incohérence. Et l’incompétence. Le gouvernement ne marche pas, il trébuche. Et nous, on suit le train de l’urgence (réelle) derrière eux, mais avec trois bons trains de retard.

A part ça, la vie dans l’immeuble : je me suis procuré de l’alcool pour désinfecter quotidiennement les rampes, les boutons de lumière et d’ascenseur, les poignées de portes, ce genre de trucs (dans un élan d’esprit collectif, amen) et pour les deux petits flacons que j’ai ramenés (avec bien du mal : « normalement c’est un par personne », me suis-je vu rétorquer), on aurait cru que je parlementais comme une égoïste ne songeant qu’à emplir sa panse en plein contexte de marché noir.

Les supermarchés… que dire ? Hein, que dire ? On croirait qu’une guerre nucléaire se prépare et que chacun prévoit ses réserves pour s’enfermer dans un bunker une année pleine. Toi tu passes derrière les rafleurs (après une queue de vingt minutes dehors durant laquelle les même rafleurs resquillent), et il ne te reste qu’à contempler les rayons vides, et à repartir avec des conserves d’épinards en branche pour remplacer le PQ et les pâtes.

Voilà pour la Corona-Story du jour.

Ah, puis oui… j’ai un rhume. Ou peut-être de l’allergie, vu que c’est aussi l’époque – disons ça.

N’ayant pas d’autre choix, avec une mère âgée et deux chiens – et pas de voiture pour acheter, comme mes amis rafleurs, l’équivalent d’un mois et demi de courses – et environnée de voisins âgés aussi : il faut bien que je sorte.

Faute de masque, j’ai confectionné le mien, avec un mouchoir imbibé de diverses huiles essentielles aux vertus désinfectantes (Climarome, pour ne rien vous cacher – sur conseil de la pharmacienne), enroulé dans une bonne épaisseur de sopalins, eux-mêmes collés sur mon visage par trois épaisseurs de foulard acrylique.

Ça me sert à traverser avec le moins possible de risques pour les autres (au cas où) les parties communes confinées : escaliers, hall ou ascenseur. Et à acheter le nécessaire en magasins… En me lavant les mains aussi bien avant de sortir qu’à mon retour.

 

ET maintenant POUR VOUS, ma PLAYLIST CADEAU

Bon, et maintenant, mon cadeau du jour : une playlist spéciale pour ces temps de Covid-19 pour ceux qui veulent soutenir leur organisme (c’est juste un petit plus, hein, nous sommes bien d’accord – ça ne dispense pas d’appliquer les conseils des soignants ni les directives anti-coronavirus à la lettre, ok ?) et leur moral avec des fréquences.

Composition de la playlist :

  • Sapien Medicine Coronavirus Audio (Aide à la prévention et soutien en cas  d’atteinte)
  • Perturbation expérimentale des virus /Aide lors d’atteintes virales (Audio morphique et énergétique)
  • (Far) UV – C light as a safer germicide and virus destroyer (energetically programmed audio)
  • Fréquences pour aider le système immunitaire (Energetically Programmed Audio)
  • Fréquences pour la restauration et le renforcement pulmonaires Ver 2.0 (champ morphique)
  • Fréquences pour accroitre l’oxygène dans l’organisme
  • Fréquences pour la réduction du stress
  • Fréquences pour stimuler les ressentis d’espoir et de bonheur
  • Et d’autres…

Le principe ?

Écouter, juste.

Plusieurs fois, si possible.

En famille ou tout seul.

C’est tout ? C’est tout !

Voilà, c’est pas plus compliqué que ça (donc, en gros, encore moins « technique », n’est-ce pas Sibeth ? qu’enfiler un masque).

J’utilise beaucoup les fréquences. Vous me direz peut-être que ça sert à que dalle. Et je vous répondrai que puisque « que dalle », c’est à peu près la seule chose concrète qu’il va nous rester à faire entre nos quatre cloisons, pourquoi ne pas écouter en musique de fond des fréquences ? C’est moins usant pour les nerfs que de la cornemuse ou Claude François.

Je dis ça je dis rien. Peut-être Cloclo a de chouettes fréquences. Faites ce qui vous plait (en restant confinés, stay safe).

Chacun ses goûts.

Bon courage à tous.

Et merci, un très très grand merci, aux cadres et personnels des hôpitaux, à ceux des magasins alimentaires, aux transporteurs, aux livreurs, aux ambulanciers, aux vétérinaires qui assurent au maximum sur le minima qui leur est maintenant imposé, et aux employés du secteur public, qui font que cette « république en marche » dirigée par des paraplégiques du bulbe arrive à tenir tout de même debout, portée par du cœur et du courage !

Namasté.

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A propos

Autrice publiée par des médias traditionnels, blogueuse, anthologiste, j’ai aussi dirigé, un an durant, le magazine en ligne Etik Mag.

Aujourd’hui j’écris toujours : de la fiction (noire, principalement) et des articles pour des éditeurs, des revues, des journaux, des magazines, d’autres blogs…

Fin 2018, je crée mon propre média en ligne : Incisive.

Ce petit magazine totalement personnel me permet de publier les recherches que je mène en marge de l’écriture de mes livres, et aussi d’exprimer plus librement mes engagements et mes opinions, avec le ton et l’esprit qui sont les miens.

Je suis aussi artiste (dessin, peinture, peinture digitale).

 

yael assia - autrice - ecrivaine - photo - 2018