Une plateforme pour rester vivant : la méthode.

Accroître sa visibilité en ligne pour un.e écrivain.e, c'est possible ?

Oui, et même qu'aujourd'hui (et c'est cadeau), je vais te lister divers outils - connus et moins connus - conçus pour ça !

Avec une liste qui va déchirer les chaussettes d'Edmonde (et le pessimisme de Houellebecq - ou pas - ok, c'est moins gagné d'avance que les chaussettes).

 

Par Michel Hou... Euh, non, juste par moi.

 

Oui, je me sentais d'humeur Houellebecq, aujourd'hui. Gris c'est gris, nappes de brouillard, pluies de tâtonnements, fondrières de doutes, tout ça tout ça, tu vois ce que je veux dire ?

Il faut rappeler, comme l'ont déjà (fort bien) fait les auteurs de la pétition “Pas d'auteurs, pas de livres”, être auteur.trice, c'est vivre d'un “métier marqué du principe d’incertitude. Incertitude de la prochaine idée, incertitude de ce que sera demain, incertitude de l’échec ou du succès d’un livre.”

Et encore. Vivre... Quand on en vit.

 

Et pour beaucoup d'entre nous, c'est loin d'être gagné...

 

Rappelons les faits :

 

Oui, Michel, c'est un peu déprimant...

 

Et, signe des temps où la lucarne (sous toutes ses formes) est devenue reine, l'écart ne cesse de s'accroître entre une poignée d'auteurs.trices "starisé.e.s", vendus à plus de 30 000 exemplaires, et les autres, heureux quand leurs écrits se vendent à quelques centaines d'exemplaires.

De là, le cercle s'entretient de façon vicieuse, y compris dans les librairies puisque, comme le dit Olivier Gay, "plus on vend, plus on est sur la table" (table centrale mettant souvent les livres les mieux promus en avant) et, "plus on est sur la table, plus on vend."

Bref.

Pour être lu.e, l'auteur.trice a besoin d'être vu.e, et
pour être vu.e, l'auteur.trice a besoin d'être lu.e - non : vu.e
(tu peux twitter ça, c'est affligeant énorme).

 

 

De là, Michel, t'as deux solutions.
  • Soit tu vides le Rhum, le Tranxène et la bouteille entière de Vodka (c'est une image, juste, ne le fais pas) en disant :
  • Soit tu pactises avec ce monde où il faut se montrer pour être vu.e lu.e, en acceptant qu'après tout :

Tout les auteurs.trices n'ayant pas envie (tu sais, je fais genre) de se traîner comme des crève-la-dalle de salle de radio en plateau télé (et n'y étant pas invités non plus - soyons honnête Lucette), il reste une solution - alternative ou complémentaire :

Se construire sa plateforme.

A soi.

 

Encore faut-il trouver les bons miroirs...

Aujourd'hui, ce que je vous propose, c'est une rapide  ballade ensemble à travers le champ des possibles.

Oui, mais Michel, il faut se bouger !

Si comme moi tu n'es pas le ou la meilleur pote de PPDA ou que tu ne connais pas Philip Roth...

Nous allons survoler ensemble les espaces pouvant faire écho aux voix des auteurs.trices (et surtout à leur plume) à travers le Net - et au-delà.

Et à accroître leur visibilité (et celles de leurs textes et de leurs livres).

Pour être vu.e lu.e.

Entendu, Michel ?

aoumpffouimpf

  • Allons, Michel, on se ressaisit, un peu d'enthousiasme !
  • Euh... ça va être long ?
  • Non, Michel, ce sera juste un petit tour. On développera à l'occasion, au fil des articles, plus tard. Yep?
  • Yup.
  • Super, Michel, j'adore ton humour. On y va ?
  • Yop.



Quels réseaux sociaux pour l'auteur.trice ?



Non, Michel, il n'y a pas que Facebook !

Et il y a même bien plus intéressant (et bien plus adapté à promouvoir l'écrivain.e et, de façon plus large, l'écriture)... je te fais une liste ?

Facebook

J'ai vu que tu étais passé à l'Amour est dans le Pré, sur M6. Facebook ne devrait pas te dépayser, l'environnement y est le même : pub à gogo (quoique plus habilement fondue dans le paysage), scènes de vie entrecoupées avec extraits sélectionnés (et souvent non représentatifs), moments de vie du matin au soir, paroles jetées en pâture sans contexte, gens réels devenus acteurs et actrices d'une sorte d'écran-réalité... bref, t'as compris, je n'aime pas Facebook. Mais sagement utilisé (comme la clope... tu fumes trop, Michel !) il peut être un bon porte-voix.

Facebook pour Plumes Pro : les écueils
  • Confondre profil personnel et page (ton profil personnel, c'est tes amis, mon petit Michel, et éventuellement ton réseau, mais tes lecteurs et les journalistes et/ou chroniqueurs.ses ne t'y suivront pas... ou te suivront au-delà de ce que tu souhaites peut-être... mauvaise pioche !)
  • Céder à la cyberdépendance (oui Michel, si tu allumes Facebook avant même ton petit-déj' et que tu t'endors avec le soir, la substance bleue te tient par les veines... stoppe Facebook 3 jours juste pour voir !)
  • Perdre son temps (Je ne t'apprends rien, Michounet - tu permets que je t'appelle Michounet ? sur Facebook, tout le monde se permet tout - Facebook est salement chronophage... Si tu me disais que tu n'as jamais 5 minutes à toi, et que je te prouve, chrono en main, que tu passes au total  1h19 (oui, 105 fois 45 secondes, ça compte aussi) par jour (en moyenne), soit 9h21 par semaine (autant dire une journée de travail, transports compris - ou 9 belles soirées d'écriture) à ne rien faire d'autre que remuer tes pouces sur Facebook, ça t'effraierait ?)
  • Se comparer : Autant Facebook peut être pour certains THE lieu du selfie et de l'étalage, autant il peut être pour d'autres une vraie mitrailleuse pour l'estime de soi. Si regarder les exploits médiatiques de BHL et de Marc Lévy te stimule, vas-y Michel, fais-toi plaisir ! Mais si ça te déprime, vire-les de ton fil d'actualité et regarde des chatons à la place.
  • S'exposer à la terre entière (à moins de le faire consciemment) par le biais d'un profil privé (au lieu d'une page, qui garantit mieux l'intimité).
Facebook pour Plumes Pro : les conseils
  • Avoir une page "personnalité publique" ou "artiste" (et garder le profil perso pour les proches et la vie personnelle).
  • Bien la configurer : remplir les champs, la bio, "l'histoire", la photo de profil et celle de couverture (aux bonnes tailles, Michel, évite de ne montrer que ton menton et le "Flammarion" sur ton dernier livre)
  • Varier les formats de publication sur ta page (du texte, des photos, des liens, quelques gifs...), poster aux heures où tes lecteurs te lisent (non, pas à 4 heures le matin, Michel, évite), éviter de ne parler que de toi (et de quoi d'autre ? d'un couple sur un banc, de Paris la nuit, des #auteursencolère, de l'Amour est dans le pré (si tu y tiens, Michel...), de tes lectures...
  • Privilégier le "natif Facebook" : si tu filmes ta chaussette pour tenter du 8mm expérimental, charge ta vidéo sur Facebook plutôt que faire un lien vers YouTube.

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Mon Top-Ten # littéraire :

 

 



 

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[article en refonte... revenez pour la suite !]

 

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Allez, Michel !

Puis c'est fun de partager, yes?

Merci Iggy. Pas mieux.

On se re-cause au prochain article.

Z'avez hâte ?


 

Crédits images :

RESTER VIVANT : MÉTHODE Bande Annonce (Michel Houellebecq, Iggy Pop, 2018)

L'enlèvement de Michel Houellebecq de Guillaume Nicloux - ARTE

Near Death Experience de Gustave Kervern & Benoît Delépine - TVNet

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L’autrice de ce blog

Autrice publiée par des médias traditionnels, blogueuse, anthologiste, j’ai aussi dirigé, 1 an durant, le magazine en ligne Etik Mag.

Aujourd’hui j’écris toujours : pour des éditeurs, des revues, des journaux, des magazines, d’autres blogs…

Je mets également ma plume au service de personnalités, entreprises atypiques et marques hors-norme… car oui, j’aime les parcours (et les personnes) qui sortent des clous, et le revendiquent !

Je me consacre aussi, avec passion, à accompagner les auteurs.trices et professionnels de l’écriture à gérer leur présence en ligne et construire leur site internet.

Mon but : aider des plumes de talent à bâtir leur royaume libre sur la Toile !

#auteursdetoiles