Slow Life

Slow Life, what?

Haha ! disent-ils (je les entends, les amis, ils rigolent).

Quoi ? Une quarantenaire survoltée, toujours en train de faire quelque chose, de bosser, d’écrire, d’étudier, de créer, une nana que le tournant de sa quatrième dizaine n’a pas convaincue de ralentir en-deçà de 100 activités à la seconde, qui vient nous parler de “Slow Life” !

lol

Slow Life? Lol!

Et pourtant…

Pourtant, c’est justement parce qu’on vit, pense et crée à 100 à l’heure qu’on a besoin de se ressourcer (et de ressources).

Les ressources, je ne suis pas très douée. Allez, j’avoue. Mais me ressourcer (pour peu que je m’y décide), ça je sais faire !

Outre le speed and fuck du défoulement (je pratique le Krav Maga, et je suis méchante), je suis une fana (pas douée, aïe, mais fana) du développement personnel.

Développement quoi ?

Vous connaissez Louise L. Hay, Wayne Dyer, Oprah Winfrey, Esther et Jerry Hicks, la loi d’attraction, tout ça tout ça ? Alors. Comment dire ? Je suis partagée entre une fascination totale (parce que c’est loin d’être des conneries… la science rejoint nombre de points évoqués par la “LOA”), et une sorte d’aversion. Viscérale.

Je gobe mal l’idée que des milliardaires sirotant un Daïkiri au bord de leur piscine géante fassent la leçon aux smicards sur “tu auras une vie identique si seulement tu te mets à y croire – et que tu te bouges (comme si les mecs trimant 50h par semaine dans des usines ne se bougeaient pas…)“. C’est comme si Bolloré expliquait au balayeur de Saint-Denis comment placer ses actions en Bourse !

Et, sérieusement, ça me gonfle. Beaucoup.

Je pense qu’une forme de Loi d’Attraction existe. Mais qu’elle est autant collective que personnelle. Et que le bébé somalien qui crève sous les seins de sa mère aura beau répéter que la prospérité viendra et visualiser des costards cravate, il crèvera de faim et de soif quand même.

Le monde meilleur, nous en sommes tous, ENSEMBLE, responsables !

La Psychologie Positive

La Psychologie Positive me correspond mieux, et me parle plus.

C’est un contrepied, à la base.

Avant, la Psychologie s’intéressait aux problèmes de l’esprit, à ses tempêtes, à ses dépressions, à ses typhons et ses marécages.

La Psychologie Positive s’est, quant à elle, posé la question de : qu’est-ce qui fait en nous que “ça va” ? Que même noyés dans les emmerdes, beaucoup restent battants, positifs ?

Une Psychologie basée sur nos forces intérieures

Les clés sont simples : l’empathie, la capacité d’émerveillement, le sens qu’on donne aux expériences, la connexion avec les autres, le rire, le contentement, la gratitude.

L’acceptation de ce qui est négatif

Contrairement à la Pensée Positive (très proche de la LOA), la Psychologie Positive accepte et inclut les zones de noirceur.

Aller bien tout le temps et l’afficher à longueur de temps serait même contreproductif.

Tu as le droit d’être bougon, de ne pas vouloir causer, de te sentir en rogne, d’aller mal.

Répéter des mantras, au cours de l’évolution, n’a jamais sauvé nos ancêtres de l’approche de tigres à dents de sabre – mais la peur et le sursaut de colère, le refus obstiné, le cri de rage primal, parfois, oui.

Ce qui est négatif a un sens.

Le négatif que l’on traverse peut être une leçon et un moteur. L’injustice peut être l’occasion de s’unir, de se grouper, de remettre le monde en question (c’est ainsi qu’il progresse), de se défendre.

On peut imaginer que si les résistants, les féministes, les syndicalistes, les militants, s’étaient contentés de dire “Je vis dans un monde d’amour et de paix et je cajole mon enfant intérieur” en faisant brûler des bougies roses, la société aurait sombré à plusieurs reprises.

Le Positif est nécessaire

On peut, à l’inverse, concevoir que si ces mêmes résistants, militants, combattants de la justice ou de l’égalité, n’avaient jamais eu l’occasion de plonger leurs racines mentales dans de bonnes bases, de développer leur force émotionnelle, de s’instruire d’exemples positifs, de se nourrir d’espoir, de puiser dans le courage d’autrui de quoi nourrir le leur, aux heures noires, leurs actions se seraient vite éteintes comme la flamme trop faible d’une bougie.

Se ressourcer est vital

Tout ça pour dire que oui, on peut toujours foncer, se battre, courir aux quatre coins de l’Hexagone ou de la Planète, il faut savoir dire stop de temps à autre.

Prendre du temps pour soi.

Du repos. Pour le corps. Et l’esprit.

Je pratique le Reiki et le Yoga.

Je lis de temps à autre Deepak Choprah et Louise Hay (entre deux bouquins plus scientifiques de Robert M. Sapolsky, Martin Seligman ou Rick Hanson).

Et j’ai suivi, plus scientifiquement, divers cours complets et modules en bien-être et Psychologie Positive (avec Barbra Fredrickson et l’adorable Dr “HappySmart” alias Raj Raghunathan, entre autres).

J’ai suivi une formation en MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction) : une méthode de réduction du stress basée sur la pleine conscience.

Je médite. Je fais de la respiration profonde et utilise la cohérence cardiaque.

D’ailleurs, tiens, j’en parlais ici.

Mon premier site un tant soit peu “pro” était axé sur le bien-être des femmes. J’y écrivais des articles sur “comment positiver”, comme cette liste de “10 stratégies pour affronter les emmerdements en s’inspirant de films connus ” (gros succès de mon blog, à l’époque, et que j’ai réintégré ici).

La Slow Life est pour moi un impératif d’équilibre.

Une question de Yin et de Yang.

Pour agir au-dehors, encore faut-il tenir debout en-dedans.

Dans ce blog, cette notion reviendra beaucoup. Et j’inviterai, pour en parler, des blogueuses et blogueurs que j’apprécie !

Inspiration(s)

Envie d’inspiration ? Moi aussi !

  • J’ai créé une rubrique, Over the rainbow, que je nourris d’histoires qui me motivent à affronter les difficultés et les obstacles, et de portraits de personnes qui m’inspirent.
  • Une autre pour parler bien-être (corps, émotionnel et mental – depuis la nutrition jusqu’à la Psychologie Positive).
  • Une autre pour papoter rien que sur la méditation et le Yoga.
  • Une autre pour se défouler (running, sport, autodéfense)
  • Et une autre pour partager ce qui me fait sourire (et rire, parfois).

Ces rubriques sont ouvertes aux articles et billets invités !

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