#auteursdetoiles - auteurs libres - presence web auteurs - site web d'auteur - droits d'auteurs en ligne

 

Lorsqu'on aborde le sujet des sites web d'auteurs - et plus largement, de leur présence web - s'accorder sur une définition précise de ce qu'est le "site d'auteur" est la base.

J'ai déjà raconté POURQUOI j'aime accompagner les auteurs.autrices.

Moins de la spécificité de leur site Web...

Non, tous les sites web "sur" les auteurs ne sont pas des "sites web d'auteurs" - pas plus qu'un film avec Bruce Willis (prenons le vieux Bruce, il ne s'en offusque pas) n'est de Bruce Willis.

Or (et ça, c'est ennuyeux) plusieurs auteurs eux-mêmes s'y trompent.

Tiens, voilà MON site.

Cool, TON site... sauf que non, il n'est pas TON site du tout.



 Mais en fait, c'est quoi, un "site d'auteur" ?



1. En premier, parlons des auteurs qui n'ont pas de site... rien... nada.

 

Parfois, leur Facebook (page voire simple profil privé) leur tient lieu d'espace visible.

Ouaip. Mauvaise pioche. Facebook est un lieu d'échange (réseau social, ça dit ce que ça dit) mais ne tient pas lieu de "site" - nope. Et comme "libre espace", on repassera. Un espace où le marketing est roi ne peut pas - est-ce dur à comprendre ? - être "libre".

Selon les changements de politique du géant bleu, votre contenu peut très bien disparaître. Avez-vous imaginé cela ? Vous vous réveillez un matin, et bam, tous vos coups de cœur, tous vos élans publics, toutes vos diatribes, tous vos plaidoyers - et du même coup toutes vos photos et vos listes d'amis... dissous dans un tsunami général ?

Les filtres de contenu peuvent aussi resserrer leurs maillages. On connaissait l'effet "seins nus", mais dès demain, cela peut concerner le moindre écart idéologique - pays par pays - pourquoi pas.

De façon moins improbable (mais l'était-ce ?), divers paramètres, importants pour vous, peuvent devenir payants - et peut-être même votre présence en ligne.

Mais surtout, oui, surtout, mettre un pied dans Facebook (ou un doigt), c'est devenir l'otage volontaire d'une  "boucle d'approbation sociale", selon Sean Parker - le second papa du Frankenstein bleu. Certes, la substance est immatérielle, mais la dopamine étant sa clé de voûte, on parle bien, ici, d'addiction.

Mauvais, le géant du réseautage ? Certes non. Il y a aussi du bon, dans Facebook (et peut-être même plus qu'on ne le croit).

Mais le fait est que le clan Zuckerberg a créé une longue file de camés à l'immédiateté et aux likes.

Quand vous écrivez sur Facebook, gardez ce paramètre en tête : vos lecteurs (en mode bleu) ne sont pas des lecteurs, ils sont des zombies en quête de likes et de morceaux de corps de news à mâcher.

Est-ce vraiment le type de qualité de lecture que vous recherchez ?

Oui, il y a des choses à faire, par le biais de Facebook. De bonnes choses à faire, même... mais pas ça.

Pas construire dessus son espace.

Ce n'est pas VOTRE espace, c'est un bandit manchot pour zombies.

Ok ?

Ils ne vous LISENT pas, les zombies, ils vous croquent en mode addictif: du neuf, du neuf, vite, ma dose immédiate de dopamine.

Pour en revenir aux "auteurs SDF", pensez-vous que seuls les auteurs les moins connus n'ont pas de toit à eux sur la Toile ? Non mon Capitaine ! Loin de là.

La liste est longue des sites introuvables d'auteurs contemporains (et vivants). Vous pourrez cliquer, vous ne trouverez ni Kate Koja (à moins que vous n'aimiez les céréales), ni Thomas Harris (à moins que vous ne cherchiez un comptable agréé), ni Fred Vargas, ni Daniel Pennac, ni Yann Queffélec (quel dommage...), ni Tonino Benacquista.

Des auteurs.trices français(es) dont le nom fait pourtant régulièrement la une de plusieurs rubriques littéraires sont eux.elles aussi, souvent, Sans Domicile Fixe sur la Toile : Delphine de Vigan, Anna Gavalda, Christine Angot, Justine Lévy, ou David Foenkinos, par exemple. Amusez-vous à chercher. Pas de site officiel (à "leur nom tout seul"). Rien. Le vide.

Du coup, une partie d'entre eux est réduite à s'asseoir, main tendue, sur les marches de toutes les églises télévisuelles... Si c'est une vie, ça. Excusez-moi, vous dites ? Rien à voir ? Ils vont bien ? Ils s'en sortent ? Les livres se vendent ? Ah. Ahem. Pardon, j'ai rien dit.

D'ailleurs, j'ai aimé "Rien de grave".

 



2. Venons-en aux auteurs dont le site est... celui de leur éditeur (ou de leur agent... ou de leurs fans !).

 

On voit beaucoup ce type de "sites d'auteurs" Outre-Manche. Le site de Mo Hayder, par exemple, porte le copyright de Penguin Books Ltd.

Le site dit "officiel" de Chuck Palahniuk est celui (c'est dit en petites lignes)... de ses fans, tout comme celui (non officialisé - et rien n'y est mentionné) de Jean-Hugues Oppel.

Je vous épargnerai les liens (dangereux pour votre planche de surf) de sites de fans bricolés à la hâte, plus entretenus depuis des lustres, et piratés par les malwares... mais j'en ai trouvé - dans la langue de Molière, dans celle de Shakespeare... et dans plusieurs autres langues indéchiffrables sauf par les hackers d'internet.

Laisser son site aux mains d'autrui c'est d'une part renoncer à son contrôle - et à celui de son contenu...

 

C'est aussi laisser la porte ouverte à l'abandon - les divorces avec les éditeurs, voire même les agents (et parfois avec le fan enthousiaste, site web en guise de fleurs), sont possibles. En ce cas, le site délaissé (et impossible à reprendre en main, parce que sans clé, vous ne le pourrez pas) laissera également la porte également aux nombreux spectres (pas toujours bienveillants) de la Toile.

Quand bien même vous comptez faire votre vie avec un éditeur (que la Littérature vous bénisse), ce genre d'arrangement (un site "à votre nom tout seul" mais propriété de l'éditeur - et non pas une page qui vous mentionne sur le site de votre éditeur) vous posera des problèmes... à tout le moins, des limitations.

Que ferez-vous si un descriptif d'un livre sur ce "site officiel" ne vous plaît pas ? Ou si un élément de votre bio est erroné ? Ou si la couleur rose ne sied plus à votre univers devenu noir ?

Vous demanderez qu'on change ça ?

Ok, vous demanderez...

Et l'éditeur demandera au webmaster ou au graphiste.

Vous n'avez pas l'impression d'être un petit chouïa dépendant.e de la bonne volonté des autres ?

Alors qu'il est si simple de faire ce genre de changements par vous-même en moins d'une minute, comme un.e grand.e - et sans quémander à papa ?

 

Plus important encore, si vous êtes preneur.se d'un conseil :

Négociez votre nom de domaine. Qu'il vous appartienne.

Votre moi.com. Votre moi.fr

C'est le minima.

Parce que si la romance littéraire prend fin, vous partirez avec ça sous le bras : votre nom - vous - avec son point com.

Le site vous échappera peut-être, mais pas ça.

Et vos lecteurs pourront, ailleurs, continuer à VOUS retrouver.

Je dis bien "vous" - pas votre ex (éditeur, agent, ou qu'importe).

 



3. Autre cas (courant). Vous avez un site. A vous. A votre nom. Simplement, vous l'avez fait faire - que ce soit par un pro ou un amateur éclairé.

 

Il est à vous, ce site, magnifique ! Bravo à vous ! Voilà une bonne base.

 

Avec un peu (ou beaucoup) de chance : il est beau, il sent bon le sable chaud, il vous ressemble.

Et que je sois claire : si vous n'avez pas une seconde et/ou pas d'ordinateur à demeure et/ou êtes allergique, au point d'en faire une crise d'asthme, à la moindre ligne code, et/ou que vous n'avez pas le plus petit début d'idée de comment faire votre "maison online", ça peut être la solution la plus facile - et dans certains cas, la plus sage.

Encore faut-il que votre webconcepteur ait fait en partant (et bien fait) la passation du tableau d'administration - ce que wordpress appelle le "tableau de bord" - (et des clés).

  • Parce que, d'une, pouvoir (et savoir) entrer dans sa maison sans appeler un serrurier est utile.
  • Et que, deux, une fois entré.e, se repérer à l'intérieur (et de l'intérieur), c'est préférable.

Mille fois tant mieux si cela a été fait, mais hélas, ce n'est pas toujours (hell no) le cas.

Et c'est un peu bête (surtout quand on a payé le prix) d'avoir une jolie maison... qu'on ne peut (ou qu'on ne sait) admirer que... de l'extérieur.

Ou qu'on entretient mal, faute d'explications à l'entrée.

(Parce que oui, un site, c'est aussi de l'entretien derrière : mises à jour, sécurité, liens à actualiser (ou refaire), actualisation du thème, des plugins, etc. Sans parler des changements esthétiques ou ajouts autres que du contenu pour le blog.)

Le petit plus à vérifier :

En allant dans votre tableau de bord, puis dans les "utilisateurs", avez-vous un rôle d'administrateur.trice de votre blog/site ou uniquement d'éditeur ? Si vous n'êtes que votre propre "éditeur"... alors vous n'avez les clés que de la la salle. Il vous manque l'entrée de la cuisine.

 



5. Dernier cas (que je vous souhaite) : Vous êtes le Capitaine à bord de votre propre navire ! Et là je vous dis chapeau. Yeah.

 

Vous êtes le.la maître.sse à bord, et ça, les enfants, ça n'a pas de prix !

Maintenant, sans vouloir faire mon empêcheuse de surfer en rond... vous êtes chez quel type d'hébergeur, proposant quelle configuration ?

Wix, Jimdo, WordPress.com, SquareSpace sont des solutions aisées, agréables, donnant l'impression d'un chez soi... à part que non, une fois encore, vous n'êtes pas réellement "chez vous".

Wordpress.org (le système de gestion de contenu libre, gratuit et open-source) demande, quant à lui, un peu de maîtrise.

Rien de terrible (la preuve, je le pilote), mais un petit minimum quand même.

Les avantages :

  • Vous êtes réellement chez vous.
  • Vous êtes THE pilote à bord.
  • Vous dites ce que vous voulez (vous pouvez même rouler sous la table sans que personne se plaigne ou ne vous vire).
  • Vous êtes libres !

 

 

Encore faut-il, bien sûr, être bien formé à l'outil WordPress et accompagné tout le long de son utilisation... et au-delà !
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